CLOU-MAGAZINE N°1.3 – NOVEMBRE 2002 – MORRIS ITAL

 

CLOU – MAGAZINE

NUMERO 1 – NOVEMBRE 2002
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LES CLOUS DE L’HISTOIRE : MORRIS ITAL

 

La Morris Ital illustre une période méconnue de l’histoire d’Austin-Rover : une époque où le constructeur s’obstinait à produire les plus épouvantables laiderons imaginables (Austin Allegro, Austin Ambassador, Triumph Acclaim…). Non contents de défigurer le paysage, ces véhicules se signalaient par des performances lamentables et un qualité de fabrication « à l’anglaise » : circuit électrique facétieux, rouille précoce et suintements divers.Au commencement était la Marina qui succédait aux Morris 1100 / 1300. Ces dernières, pratiques et intelligentes, avaient fait le bonheur de la marque dans les années 60.

Les dirigeants de Morris se dirent : « Nous allons étonner le monde en produisant un modèle qui reniera toutes les qualités du précédent ! »

La gamme Morris Ital 1983
Le résultat de cette forme discutable d’humour anglais sera la Marina : propulsion, trois volumes, essieu rigide arrière, plastique envahissant à l’intérieur. Il s’agit en fait d’une réplique de Vauxhall Viva et de Ford Escort. Chrysler suivra le même raisonnement avec l’Avenger, au destin identique. En 1973, la Marina pouvait presque passer pour moderne. En 1980, il n’en allait plus de même. Escort et Vauxhall Astra (Opel Kadett) étaient passés à la traction avant et avaient modernisé leur look.
Joyeux pique-nique familial et toit vinyl
A chaque crise d’identité, le groupe anglais va chercher son inspiration de l’autre côté des Alpes : Pininfarina, Michelotti ont signé de nombreux modèles de l’ex-BMC. Cette fois-ci, le budget est plus limité, et c’est Ital Design qui est de corvée. Mission : sans toucher aux panneaux de carrosserie, donner une allure moderne et cossue à la Marina. Giorgetto Giugiaro a ramassé tous les bouts de plastique qu’il a trouvé et rempli tous les interstices. Le noir mat dissimulait la misère et un superbe toit vinyl venait coiffer le chef-d oeuvre
Plastic, sweet plastic
Bien évidemment, pour couronner le tout, la voiture se nommera ITAL, pour bien rendre à César ce qui lui appartient. Et Giugiaro, paraît-il, change de couleur à chaque fois qu’il en croise une. Dieu merci, cela n’arrive quasiment jamais : la rouille et les incendies spontanés ont dévoré les rares exemplaires que British Leyland a réussi à fourguer. Morris ne fera plus de voitures après cela, et c’est bien triste.
Laurent Bunnik Une ITAL 1.3 SL en pleine action, à 110 km/h,
cinq minutes avant qu’une roue ne se détache.

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